La Bordure
Bidonville de Loa que la cité a vomi hors de ses murs et dont la surface s’étend d’année en année. Chaque marge ajoutée à la précédente est plus misérable encore. La population de Loa Pavis ne s'y rend pas et personne n'en parle. Ses ruelles sont étroites, labyrinthiques à s'y perdre. Les logements sont précaires, façonnés avec les moyens du bord, entassés et bancals. Quelques puits permettent à la population d’accéder à l’eau potable et de faire la lessive, et il y a deux dispensaires qui se préoccupent de la santé des habitants. Pour le reste, la bordure est traitée avec une grande méfiance par la garde? et plus généralement par les autorités?. On la voit comme un réservoir de délinquants, un lieu insalubre, mais aussi une cachette idéale pour les contestataires de tous poils.
