Loa

Loa est la ville basse, un des deux grands pôles de développement de Loa Pavis. Plus des deux tiers de la population de la Ville deux fois née habitent Loa. Contrairement à l’expérience très ordonnée de Pavis, Loa est plus chaotique, désordonnée et vivante.

Histoire

Le sens réel du nom original de la ville, « Lughtal », n’est pas certain mais les linguistes pensent qu’il désigne une variété d’huitre ou de coquillage qui proliférait autrefois dans la région. Loa est à l'origine un petit comptoir maritime bâti par l’antique civilisation des Cripques au troisième siècle avant l'ère artasienne. Le village a fait fortune grâce à l’activité de ses pêcheurs de perles-lunes? avant de s'étendre et de finir par fusionner avec Pavis.

Quartiers

Le port

Le Port est, de loin, la partie la plus prestigieuse de la ville, celle qui a le plus bénéficié du travail des Artescents?. C’est aussi une zone vaste, avec un port destiné aux voyageurs, près de l’embouchure du fleuve, et un port militaire, juste en face. Sur la côte, non loin de là, on trouve un énorme port de marchandises qui s’étend bien au-delà de la vie proprement dite, sous les cris des goélands et des corneilles de mer.

Plusieurs réalisations prestigieuses peuvent y être aperçues. La plus connue est le Phare cyclopéen, une tour gigantesque de marbre blanc qui signale la présence du port aux navires à bien des lieues à la ronde. Elle est surmontée d’un grand œil de diamant magique, capable de projeter un rayon de lumière. On dit que celles et ceux qui aperçoivent cette lumière voient leur cœur envahi de nostalgie et d’amour pour leur port d’attache. Dans les faits, cette réalisation des plus grands maîtres de l’Académie ne fonctionne presque plus du tout et a été remplacée par une flamme et des miroirs, beaucoup moins efficaces. Rallumer le phare est devenu un symbole, voire même un cri de ralliement au sein du débat public : toutes celles et ceux qui convoitent le pouvoir promettent qu’ils vont trouver le moyen d’y parvenir et blâment toutes sortes de groupes minoritaires d’être responsables de la panne.

Trois bâtiments remarquables sont également situés dans la zone : le Grand marché aux poissons? (nom trompeur parce que ses halles accueillent aujourd’hui des producteurs de produits alimentaires en tous genres) est le plus vaste marché couvert de la ville, remarquable par son architecture aérée et ses superbes vitraux. C’est un lieu de rendez-vous habituel pour les habitants de la ville, qui prennent place dans les différents débits de vin qui bordent les étals des marchands. Si l’on souhaite croiser des marins ou d’autres étrangers qui viennent de débarquer sur les quais, on les trouvera plutôt quelques rues plus loin, dans les troquets de la rue du Front de mer et des venelles avoisinantes.

Les deux autres réalisations emblématiques sont l’Amirauté?, siège de la marine de Loa Pavis, construite avant l’édification du port militaire. Les plus grands navires de guerre sont généralement stationnés juste derrière ses murs droits et intimidants équipés de balistes et de canons. De l’autre côté, on trouve la garnison, caractérisée par ses tours pentagonales, et qui sert à la formation de la petite armée de Loa Pavis. En raison de l’évolution belliciste de la politique de la ville, plusieurs bâtiments environnants ont été achetés par la ville, démolis, et sont en train d’être remplacés par des extensions de la garnison, en particulier de vastes écuries, afin de doter la cité de forces armées plus imposantes. Entre les soldats et les marins, il existe une rivalité plus ou moins sérieuse, qui se règle à coup de bières ou de lames dans les bistrots des quais.

L'Arrière-port

Derrière cette zone se situe ce qu’on appelle « l’Arrière-port », soit la partie la plus vaste et la plus populaire de Loa Pavis, centrée sur le cœur historique de la ville. Un alignement de ruelles torsadées, rythmées par des bâtiments aux toits à tuiles laquées, pas toujours salubres. Le quartier est sombre et plutôt mal famé une fois la nuit tombée. C’est ici que les principaux groupes criminels de la ville règnent en maître, et la garde ne s’y aventure que très ponctuellement. Une partie du quartier a été conquise sur la mer par la construction de digues construites par la magie des Artescents, mais aujourd’hui celles-ci sont fissurées et une partie du quartier est sous l’eau – le reste est victime d’inondations de plus en plus fréquentes, et est frappée par des cas de plus en plus fréquents de dysenterie et de paludisme, sans compter les invasions de gros rats roux.

L'Ombre

Le quartier cossu de la ville, au pied (dans l’ombre, donc) de Pavis, regroupe tous ceux qui ne sont ni tout à fait assez riches, ni tout à fait assez influents pour habiter la ville haute. C’est essentiellement une zone bourgeoise, où l’on peut admirer de jolies maisons de maîtres et de vastes jardins publics. Plusieurs des meilleures échoppes de la ville, des théâtres (qui ferment les uns après les autres en raison de la censure), des banques, sont aussi situées dans ce quartier, ainsi que le cirque où sont organisées des événements sportifs souvent sanglants.

La Bordure

On dit que La Bordure est la partie de la ville où l’on ne se rend pas et dont personne ne parle. Située au-delà des murailles de Loa, il s’agit d’un bidonville, dont la surface s’étend d’année en année. Les ruelles sont étroites et les logements façonnés avec les moyens du bord. Quelques puits permettent à la population d’accéder à l’eau potable et de faire leur lessive et il y a deux dispensaires qui se préoccupent de la santé des habitants. Pour le reste, la Bordure est traitée avec une grande méfiance par la garde et plus généralement par les autorités. On la voit comme un réservoir de délinquants, un lieu insalubre, mais aussi une cachette idéale pour les contestataires de tous poils. Depuis peu, le souci de recruter davantage de soldats pousse l’armée a fréquenter les lieux, recrutant des miséreux plus ou moins volontairement.

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