Souenn

Enfance dans l'Arrière-port

Souenn est née de père inconnu et de Magda? des encres, une mère truande haut-placée parmi les groupes criminels de l’Arrière-port de Loa Pavis. Magda? possède un rudiment de magie qui lui permet de concevoir des prothèses d’art à peu près opérationnelles. Quand elle se rend compte que sa fille possède un instinct pour cette magie illégale et une meilleure maîtrise que la sienne, elle la force à l’assister dans la création de prothèses. Cette pratique répugne Souenn qui tente de résister, mais sa mère l’enferme et l’affame pour la forcer à continuer. A l’âge de 10 ans, la jeune fille s’enfuit et se réfugie dans la nécropole de Pavis d’où elle ne sort plus.

Dans la nécropole de Pavis

Souenn fait de la nécropole sa maison. Elle emprunte aux morts leurs bijoux pour en parer ses cheveux, ses poignets et ses chevilles. Elle se confectionne un masque avec la partie supérieure d'un crâne. Quand elle sort de son repaire, elle porte cette demi face de squelette pour se fondre dans le décor et effrayer d'éventuels intrus.

Découverte de l'Artescence

Après 3 ans à vivre dans la nécropole de Pavis, dans les corridors oubliés des catacombes, Souenn connaît les labyrinthes secrets comme sa poche et s’en sert pour espionner les cours prodigués à l’Académie. Elle a ainsi acquis les rudiments techniques de l’art et des bribes de théorie qu’elle allie à la magie qu’elle pratiquait pour sa mère. Elle vole régulièrement du matériel pour peindre les murs de son repaire. Elle y pratique un art instinctif et inspiré qui recèle une certaine dose de magie. Elle a réussi à créer des fresques magiques qui renvoient et démultiplient la clarté de son feu en ce qu’elle appelle le « presque-jour ». Ses peintures du bord de mer reproduisent le roulis des vagues de la « presque-eau ». Un jour, des bandits découvrent son repaire et s’y installent. Ils détruisent ses fresques magiques pour les emporter morceau par morceau. Elle se terre dans une alcôve avec son matériel de peinture. De rage, de peur et par nécessité, elle dessine Loul, une créature destinée à la défendre et à la venger. La peinture s’incarne en une bête aux dents et griffes démesurées qui fait un carnage chez les bandits.